Femina- Asbl  a organisé une conférence le 25 Janvier 2023 au Lycée Mama Diankeba à l’occasion de la journée mondiale de l’éducation, célébrée le 24 Janvier de chaque année.  Thème retenu pour 2023 : « Investir dans l’humain. Faire de l’éducation une priorité ».  Avaient pris part à l’activité, la cheffe d’antenne du cours Education à la Vie Familiale de la province éducationnelle du Mont Amba Mme Jacquie LONDO, deux cadres du Programme National de la Santé de l’Adolescent (PNSA) Mmes Rose KAVUGHO et Sylvie MBUAYA, la conseillère d’orientation ainsi que  la Directrice des Etudes du Lycée, Mme Gisèle MITONGU.  

Au départ, l’organisation avait prévu une conférence animée par deux orateurs. Et ils avaient scindé  le thème en deux sous- thèmes :

  1. Apport de la jeune fille dans le développement de la Nation (une experte en Genre) ;
  2. La part de l’éducation dans le développement humain (UNESCO).

Malheureusement, les deux orateurs n’ont pas pu se joindre à nous.  

Ne pouvant  reporter ni annuler l’activité, les organisateurs de Femina-Asbl ont plutôt entretenu les 102 lycéennes sur le thème de la journée. Ces échanges ont permis aux filles de s’exprimer sur ce qu’elles pensent et comment elles voient l’éducation. Qu’entendent-elles par Investir, Humain, Priorité et Education ? Les mots clés du thème.  Si les unes donnaient des bonnes réponses, les autres semblaient timides et ne sortaient aucun mot. Par contre, on peut constater qu’elles sont bien au courant des problèmes auxquels leurs parents sont confrontés pour faire face à leur scolarité et elles sont conscientes du risque dans lequel elles vivent chaque jour.

Mais le clou de la journée a été le moment où les deux cadres du Programme National de la Santé de l’Adolescent. La premier femme cadre a parlé de la mission du PNSA. La mission de ce programme dépendant du Ministère de la santé est d’assurer la promotion de la santé de l’adolescent par la prise en charge des problèmes  de santé et de développement. Quant à la vision du Programme, elle est d’amener les adolescents et jeunes à avoir accès à des services de santé de qualité et à disposer des informations complètes en matière de santé sexuelle et reproductive en vue d’une vie saine pour un développement durable du pays.   Le second staff du PNSA a parlé des sujets dits tabous,  des sujets qui intéressent au plus point les adolescent(e)s : ce sont l’âge de l’adolescence, les  transformations physiques chez la fille et le garçon, la physiologie des organes génitaux féminins, les transformations psychologiques survenant pendant l’adolescence, les transformations socio-culturelles, les caractéristiques comportementales des adolescents.

L’âge de l’adolescence part de 10 à 19 ans. Et en RDC, les 10-24 ans constituent 22.600 millions d’habitants ou 32,8% de la population.

Pour ce qui est des transformations physiques qui surviennent pendant l’adolescence, il y a le développement des organes génitaux, l’apparition des règles, l’augmentation du volume des seins, l’apparition des poils pubiens, le changement de la voix ou l’élargissement du bassin. En ce qui concerne les transformations psychologiques, on peut citer l’attirance vers le sexe opposé, la perte de relation de dépendance envers les parents et le besoin d’affirmation de soi, il y a aussi l’importance des amis, l’envie de plaire, l’importance de l’apparence physique, curiosité et gêne face à la sexualité etc.

Alors c’est sur le point des caractéristiques comportementales des adolescents que  les lycéennes ont été informées qu’elles sont dans le lot de l’insouciance et la manque de discipline, la recherche de l’affirmation de soi, la recherche de l’affirmation de l’identité, l’attitude de défi, les attitudes anti sociales, le sentiment d’invulnérabilité, et le rejet de toute autorité.

A la suite du développement de ces sujets, il s’en est suivi le moment où les filles ont posé les questions qui taraudent leurs méninges. Quand certaines jouaient aux innocentes, d’autres donnaient les réponses aux questions de leurs pairs.

La cheffe d’antenne  du cours d’Education à la vie familiale, Mme Jacquie LONDO de la province éducationnelle du Mont Amba, a entretenu les filles sur le même thème que les cadres du PNSA. Et elle a eu à constater que le lycée Mama NDIAKEBA fait partie des écoles qui n’ont pas le cours  d’éducation à la vie. Et à la fin de l’activité, les représentants de l’EPST, du PNSA  ainsi que les responsables du lycée se sont entretenu sur cette situation qui ne se conforme pas au besoin du ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique et pensent bien y remédier.