La campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le Genre : un processus qui s’enracine !

C’est quoi le genre ? En anglais Gender, c’est une représentation intellectuelle qui désigne les rapports sociaux de sexes, définit les relations entre les hommes et les femmes. En clair, définit les rôles sociaux.

Nous parlons du genre aujourd’hui pour éliminer les stéréotypes liés au fait d’être homme ou femme. Le terme genre fait allusion aux comportements, aux rôles, aux constructions faites par la société sur les hommes et sur les femmes, sur les garçons et les filles.  Il vise à offrir les mêmes chances aux hommes et aux femmes.

Cette campagnedes 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le Genre a été lancée pour la première fois en 2008. Elle débute le 25 novembre qui est la date de la journée internationale de l’élimination de violence faites à la femme et se clôture le 10 décembre, date de la journée mondiale des Droits de l’Homme. Comme on peut le voir ces deux dates ne sont pas choisies au hasard. La date du 25 novembre a aussi été désignée comme la journée orange par la campagne « tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes »  La couleur orange symbolise un avenir meilleur, sans violence.

La violence contre les femmes et les filles n’est rien d’autre qu’une violation des Droits de l’Homme. Les violences sexuelles sont aujourd’hui qualifiées de crimes contre l’humanité, car violer une personne c’est bafouer ses droits, c’est la tuer.  La qualification du viol et des violences sexuelles comme crimes contre l’humanité est partie du rôle que le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a eu à jouer pendant les conflits. Ça a été un fait inédit pour le tribunal de poursuivre les auteurs de crimes sexuels infligés pendant les conflits en ex-Yougoslavie.  Et c’est ça qui a ouvert la voie pour que, dans le monde entier, ces crimes soient jugés avec plus de fermeté.

Il s’agit d’un pas de géant accompli grâce auquel les différents traités et conventions établis au fil du 20e siècle en matière de violences sexuelles ont finalement pu être appliqués, et leur violation sanctionnée. Il a permis aux survivants de s’exprimer au sujet de leurs souffrances et a finalement contribué à rompre le silence et la tradition d’impunité qui entouraient ces actes.

En RDC, nous avons organisé plusieurs campagnes de lutte contre ce fléau, nous avons mis en place des lignes vertes, et d’autres moyens de dénonciation en vue d’aider les victimes à briser le silence. Mais il y a encore du chemin parce que les filles, les femmes continuent d’être victimes de ces atrocités.  Pendant cette période de pandémie de Covid-19, du fait du confinement, le nombre des femmes et des filles victimes des violences sexuelles et aussi de violences domestique est vraiment monté en flèche.

Pour cette campagne de 2021, le gouvernement de la RDC s’est grandement impliqué aux cotés de l’agence des Nations Unies, ONU FEMMES. Celle-ci existe depuis 2010 pour réaliser la promotion de la parité et l’autonomisation de la femme où qu’elle se trouve.

Chaque année le thème change. Cette année le thème retenu en RDC est : « je me lève et je m’engage aujourd’hui contre les violences faites aux femmes, jeunes filles et aux petites filles ». Et le thème international est : « orangez le monde : mettre fin dès maintenant à la violence à l’égard de la femme ». Le thème national 2021 tombe à point nommé pour illustrer et dénoncer haut et fort le cas de la fillette de 7 ans à dans la province du Maindombe qui est morte à la suite du viol commis sur elle par son enseignant. L’auteur court encore.

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